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Raphael
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Messages : 482
Date d'inscription : 02/06/2010
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MessageSujet: Raphael Mer 29 Aoû - 12:52
Mon histoire a commencé avant ma naissance ; elle a commencé deux ans avec que je commence à exister, car une partie de la vie a été décidée à ce moment-là ; mon histoire a commencé quand Richard est venu au monde. J’ai toujours apprécié mon frère, même si enfant, j’aurais pu concevoir beaucoup de jalousie à son égard – adulte tout autant d’ailleurs, mais si le gamin que j’étais pouvais lui pardonner tous ses traitements de faveurs, pourquoi l’homme que je suis devenu n’aurait’il pas pu ? Quand il est né, cela a été une bénédiction pour mes parents. Ils avaient un garçon qui reprendrait sans aucun doute les affaires familiales, et la postérité de notre nom était assurée. Mon aîné ne devait jamais manquer de rien, et en plus de cela être choyé, flatté et adoré toute sa vie durant par notre famille.

A ma naissance deux ans plus tard, les choses étaient déjà devenues plus fades. Mon père se fichait pas mal de moi, trop occupé par son héritier, son enfant roi, et ma mère aurait préféré avoir une fille. A défaut d’amour parental et d’attention, j’avais tous les biens matériels que je pouvais demander, mais j’ai très vite compris que ça ne me suffirait pas - cela n'aurait suffi à personne je pense, j'ai lu plus tard que l'enfant avait besoin d'amour pour s'épanouir comme la fleur de soleil et d'eau, et que ce manque faisait le malheur de l'humanité. Simplement, au lieu de me mettre en colère, je m’éloignais chaque jour un peu plus de ceux qui m’avaient mis au monde. Mais à cet âge pourtant, et pour encore de nombreuses années, j’étais très proche de mon frère. Déjà à cette époque, il était droit, et au moins aussi secret que moi. Je le voyais glisser dans le monde de nos parents avec cette peur éternelle qu’il me revienne différent, mais soit parce que son affection était véritable, soit parce que Richard a, d’aussi loin que je me souvienne, été capable d’hypocrisie, il restait en ma compagnie un garçon que j’appréciais et que j’admirais, et nous jouions ensemble comme le font deux frères qui ne sont séparés que par deux années ; sans jamais se soucier du lendemain, et sans qu'il ne m'apparaisse comme eux une minute. Nous avons quitté Dublin et sommes partis vivre à Waterford, mais mes souvenirs de nos jeux dans la capitale à Richard et moi resteront certainement toujours ceux que je me remémorerais avec le plus de plaisir.

J’ai très jeune pris conscience d’un fait : ma famille était décalée. Mes parents semblaient venir d’une autre époque, et ils étaient les seuls à ne pas donner sens désuet à certaines expressions comme « mariage de raison » ; ou à trouver une définition différente à « aîné » ou « héritage ». Ils évoluaient dans un autre univers, un univers de riches bourgeois qui ont gardé les valeurs de leurs ancêtres, oubliant que le vingtième siècle était déjà bien avancé, et vivant au rythme des arrangements dans le but de satisfaire leurs désirs égoïstes. C’est en prenant conscience de tout cela que j’ai découvert la bibliothèque et le plaisir que l'on prenait à y être. Pour fuir ce monde, je me suis enfermé dans cette salle aux odeurs de vieux parchemins et de poussières des heures durant, et j'ai rêvé d'évasion et d'aventure en feuilletant des romans, allongé sur le ventre à même le sol, ou plutôt sur ce beau tapis gris et bleu, avec lequel je suis parti à Dublin, et que j'ai beaucoup regretté quand il a pris feu, puisque avec lui, c'est une partie de mon enfance qui a flambé ; pour fuir ce monde, je me suis caché sous mes draps pendant des heures, lisant à la lampe torche des histoires merveilleuses, qui m'entrainaient très loin de cet endroit, loin de ces parents qui ne s'intéressaient pas à moi, qui ne m'aimaient pas alors que je m'étais toujours appliqué à être un gentil garçon, loin de ces valeurs et de ces idées que je ne supportais déjà plus. C'était des plaisirs qui avaient un goût d'interdit et liberté délicieux.

A mon amour de la littérature s'est très vite ajouté un amour de l'érudition. J'ai aimé l'école dès l'instant où j'y suis entré, je l'ai aimé assez fort d'ailleurs pour ne plus jamais vouloir la quitter, et choisir de devenir professeur, au grand damne de mes parents d'ailleurs, mais en faisant ce choix j'avais depuis longtemps résolu de ne pas être comme eux et de m'opposer à ce qu'ils aient la main mise sur ma vie comme ils l'avaient sur celle de Richard.

Je brillais pendant toute ma scolarité, plus encore que mon frère avant moi, mais on se fichait pas mal des notes que je pouvais avoir, tant que mon aîné continuait d'avoir une bonne moyenne. J'arrivais avec un A que l'on ignorait au profit du B que venait d'obtenir mon frère qui était dans une classe plus avancée et donc pour qui tout était beaucoup plus difficile. Je me faisais en classe quelques amis avec lesquels je restais de plus en plus, pour échapper à ma famille, et en rencontrant les leurs je mesurais à quel point nous étions vieux jeu. J'avais huit ans quand on me permit d'aller dormir chez Thomas, le garçon après mon frère dont j'étais le plus fier. Il était le troisième de sa famille mais il était choyé comme seul mon frère l'était - et à vrai dire ils l'étaient tous. Je me souviendrais toujours des glaces que nous avons mangé affalés sur le canapé en jouant à des jeux vidéos. C'était à mille lieux de ce que j'avais l'habitude de faire, cela me changeait du tout au tout, et j'adorais cela.

A quinze ans, je rencontrais Emily, une jeune fille aux cheveux dorés et très gentille, qui devenais assez rapidemment ma petite amie, et qui n'était pourtant pas du tout, mais alors pas du tout, au goût de mes parents, car habitant au quartier nord. Mais cela n'avait plus d'importance. J'entrais dans une toute nouvelle ère de ma vie. Alors que j'enchainais les bêtises, les mensonges, que je commençais à fumer et à me rebeller ouvertement, Richard continuait d'être le fils modèle en apparence, mais vivant sa jeunesse comme moi, peut-être même pire que moi, mais de façon beaucoup plus secrète. C'est à cet âge là que j'ai commencé à m'éloigner de mon frère, qui avait jusque là été mon modèle et mon meilleur ami. Je le voyais tout d'un coup comme étaient nos parents, et prenais conscience qu'il finirait exactement comme eux. J'avais d'ailleurs dix sept ans quand il rencontrait Mary O'Fallam. Étrangement, je l'appréciais très rapidement, alors qu'elle appartenait à un monde que je cherchais à fuir par tous les moyens. Mais loin d'être idiot et ayant bien retenu les leçons que l'on m'avait faites enfant, je savais parfaitement que je n'étais pas celui qui compterait pour elle et sa famille, et je laissais mon frère se rapprocher d'elle et en faire une amie qu'il exhibait à son bras à chaque soirée.

Mon adolescence houleuse avait parfaitement et totalement terminé de me séparer de ma famille. Et c'est sans aucun regret que je les quittais pour Dublin, la ville où j'avais vu le jour. Calmé et muri, je revenais jouer la comédie du fils bourgeois pour chaque fête, mais le cœur n'y était pas vraiment. Je ne pense pas que mes parents m'aient un jour pardonné les folies de ma jeunesse, mais dès que je faisais semblant d'entrer dans le moule, ils ne me reprochaient rien, et cela restait une période sombre et secrète de mon existence dont on ne parlait jamais. (Enfin ils m'avaient tout de même coupé le vivres.) Je faisais des études à l'image du reste de ma scolarité, et j'obtenais de donner des cours à l'université, d'abord en remplacement, puis en poste fixe.

Pendant tout ce temps, mon frère qui devait reprendre les affaires de notre père continuait d'évoluer dans ce sens. J'avais vingt deux ans quand il m'appela pour m'apprendre ses fiançailles avec Mary. Cela ne me surprenait pas le moins du monde, mais j'avais beaucoup d'admiration pour cette jeune femme qui, contrairement à moi, se laisser dicter sa conduite sur des sujets aussi importants, surtout qu'il était évident qu'elle ne l'aimait pas et qu'il ne lui avait pas vraiment laissé le choix. Cela renforçait une amitié naissante entre elle et moi, et nous correspondions continuellement. A vrai dire, je crois que je l'admirais particulièrement, et je devais sans cesse faire attention à ce que je lui écrivais. Elle était la seule du clan Crowell que j'appréciais véritablement, et je passais les réunions familiale à ses côtés. Néanmoins, mes visites à Waterford se faisait de plus en plus rares, et je finis par ne plus venir du tout, prétextant être très pris par mon travail - même si je ne leurrais personne.

A Dublin, ma vie se partageait entre mes cours, mes amis, et quelques relations sans passion ni sentiment qui me laissais plus insatisfait que jamais. Néanmoins, j'aimais ma vie, et je ne désespérais pas de trouver quelque chose, ou plutôt quelqu'un, pour combler le vide étrange de mon existence. Je sortais, je riais, je vivais, et j'étais libre, libre de choisir quelle vie mener.

J'avais pour mon métier et mes étudiants une attention particulière. J'étais ce genre de professeur auquel vous pouviez envoyer un mail à minuit et qui vous répondait avant le matin, ou qui avait prévu un véritable exposé en réponse qu'il faisait au début de son cours. Je ne me laissais pas d'enseigner. Ma prévenance, ma présence et ma gentillesse m'accordèrent même quelque fois les bontés de quelques étudiantes, que je repoussais toutes de la façon la plus polie du monde. Enfin toutes... J'ai peut-être fait quelques petits écart à cette règle, mais jamais rien de grave. Jusqu'à Suzy.

Suzanne Dawley était une étudiante avec une plume et un style des plus remarquables. Charmante, drôle, douce et patiente, elle attira vite mon attention. J'acceptais de lui donner des cours particuliers avant la fin du premier semestre, étonné pourtant qu'une personne aussi douée ne sollicita mon aide. Très vite, je commençais une véritable relation avec elle, plus sérieuses que toutes celles que j'avais vécues à Dublin. Mais si Suzy était une jeune femme charmante, je ne parvenais pas à tomber amoureux d'elle. Je parlais de la quitter en février 2011, lui expliquant qu'elle avait beau être une personne merveilleuse, je ne pouvais pas être avec elle, que j'étais son professeur, et tout un baratin pour ne pas lui dire que je ne l'aimais pas. Ses larmes et sa détresse m'atteignirent avec une force surprenante, et je restais finalement avec elle, acceptant de nous donner une seconde chance. Mais je la quittais en été, plus las que jamais et épuisé d'avoir fait semblant trop longtemps. Peut-être parce que sa présence à mes côtés lors des divers vernissages m'avais manqué, ou bien parce que je trouvais difficile de la revoir comme une élève dans mon amphithéâtre après les presque deux ans qu'avait duré notre relation, c'est chez elle que j'allais frapper et demander asile après que mon appartement est inexplicablement pris feu fin septembre. Elle avait l'air sincèrement désolée pour moi, et sa façon d'être m'aida à dépasser le choc d'avoir vu l'endroit où je vivais depuis près de quinze ans et toutes mes affaires brûler.

Pour la première fois depuis très longtemps, j'appelais mon frère pour demander son aide, qu'il me donna sans poser de questions, et en jurant de ne parler de mes mésaventures à personne. Deux semaines plus tard, mon compte bancaire était presque assez plein pour racheter une maison. Au lieu de cela, je restais chez Suzy, mais refaisais ma collection de livres, et me procurais tous le nécessaire pour faire mes cours.

En décembre, un coup de téléphone me tira de ma routine. Mon frère était mort, tué dans une fusillade à Waterford. Je faisais un sac, embarquais toutes mes affaires, et laissais un mot très simple et vague à Suzy qui était je ne sais plus où. Elle m'a envoyée de nombreux mails depuis, mais je n'y ai jamais répondu. J'étais loin de penser que je ne reviendrais pas à Dublin.

Aux funérailles, je retrouvais ma famille que je n'avais pas vu depuis très longtemps, et qui ne se doutait pas de tout ce que j'avais vécu ces derniers temps, et je revoyais Mary, à présent veuve, qui se jeta dans mes bras. Troublé, je dus lutter contre une idée qui me venais en la regardant, avec ses vêtements noirs. Je m'installais chez elle et mécaniquement reprenais le travail de mon frère, démissionnant de l'université. J'ai reçu de nombreux mots d'élèves que je n'ai pas eu le courage de lire, et j'ai commencé la vie que je m'étais juré de ne jamais vivre.

En homme d'affaire, mon frère gérait des sociétés commerciales, et vendais divers objets ou services. Il me fallut des semaines avant de comprendre tous les mécanismes de son travail, et après plusieurs mois, je n'ai toujours pas réussi à m'y habituer. Tant qu'à aimer ce que je fais, ce n'est même pas la peine d'y songer. Je crois que je serais reparti à Dublin s'il n'y avait pas eu la mémoire de mon frère, et s'il n'y avait pas eu sa veuve... Mary. Nos deux familles lui tournèrent autour assez longtemps, cherchant à s'assurer qu'elle supportait cette tragédie. Ils finirent cependant par partir et nous laisser seul. C'est étrange de vivre avec elle, d'évoluer avec elle. Je la connais trop bien pour qu'elle porte avec moi un masque, nous avons échangé des mails pendant longtemps, pourtant je me doute que comme moi elle doit avoir ses secrets. Je veux partir, rentrer chez moi, reprendre ma vie, mais je veux rester avec elle. Je me suis fait à cette existence commune.

Finalement, j'en suis toujours là. Perdu, déchiré, incapable de choisir entre hier et demain, entre moi et Richard, entre Mary et mes relations de la capitale. Je donnerais chez pour que l'on m'aide à éclaircir et trier mes sentiments, et qu'on me donne la force de faire un choix, un vrai.
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MessageSujet: Re: Raphael Mer 29 Aoû - 12:54
Caractère :
Mon principal trait de caractère, et je crois pouvoir l'affirmer sans me tromper, c'est mon indépendance. J'aime faire les chose moi-même, et ne pas les laisser à d'autres. Et j'aime la liberté que cela semble procurer. J'ai toujours voulu être moi-même, différent de ma famille et de leurs relations ; seul maître de moi-même et de mes choix. Oh, cela n'empêche pas que, bon comédien, j'ai toujours su jouer leur jeu, et que je passe très facilement pour cet homme d'affaire bourgeois qu'ils veulent que je sois et que je déteste. Je crois être assez intelligent et critique, ou en tout cas, j'ai toujours eu des facilités intellectuelles ainsi qu'une sensibilité artistique qui m'ont servi dans mon métier. Je suis un homme secret, qui aime le mystère et les non-dits. Ajoutez à cela que je suis placide, impassible, taciturne et froid, et il devient extrèment difficile de me percer à jour. Mais pour les quelques qui réussiraient, je me trouve être un homme loyal, honnête, généreux et fidèle, qui suivrait les siens jusqu'en enfer s'il le fallait. Je crois pouvoir affirmer que j'ai du courage, sauf peut-être quand il s'agit de relations humaines, puisque je deviens quelqu'un d'introverti, incapable de s'affirmer, et qui prendra ses jambes à son cou plutôt que de parler devant une foule. Et encore, si je devais tenter l'expérience, je serais sans doute ironique jusqu'au bout des ongles, car c'est ma façon à moi de me protéger. Je suis, étrangement, un maladroit et un grand rêveur (voir même un romantique), ce que m'ont souvent reproché mes parents quand ils daignaient de s'apercevoir de mon existence. Je crois d'ailleurs que c'est un qui ont fait d'une moi un enfant patient mais rancunier, qui écoutait en silence mais garder dans son cœur tous les coups. Parfois pourtant, ma nature impulsive prenait le dessus, et ma colère me changeait en un homme parfaitement différent, presque violent. Mais ces crises ne durent jamais, et j'ai vite fait de redevenir celui que je suis.

**************

Manies :
J'aimerais pouvoir dire que je n'ai aucune manie, ou habitude, car ce sont des choses qui trahissent toujours quelque chose de quelque : son éducation, son caractère, ses sentiments. Mais je suppose que tout le monde en a plus ou moins.
Déformation professionnelle sans doute, je ne peux pas passer moins de cinq minutes sans regarder mes mails, comme si j'avais peur qu'un de mes étudiants ne m'envoie une question alors que je ne suis plus professeur. C'est comme quand je lis un livre. J'ai toujours envie de m’asseoir et d'écrire quelque chose dessus pour en parler à des élèves à présent imaginaires.
En me levant, je me douche et je bois un café. Si je n'ai pas le temps de faire cela, vous pouvez être sûr que je serais de mauvaise humeur toute la journée.
Je trouve très amusant de faire des ronds avec la fumée - d'ailleurs même si je ne suis pas un grand consommateur de cigarettes et qu'un paquet me fait entre une à deux semaines, je fume depuis mes seize ans.
Dans un journal, je lis avant toute chose la partie sur la culture s'il y en a une, ensuite je fais les mots croisés, et après, il m'arrive de lire le reste.
Quand je me mets en colère, juste avant de devenir vraiment méchant et presque violent, je me gratte l'intérieur de l'avant bras jusqu'à ce que ce soit douloureux.
Je collectionne les boites en tout genre. Dès que je ne me sens pas bien, ou justement trop, ou tout le temps d'ailleurs, j'écris ce qui m'est arrivé et je le cache dans l'une de mes boites.
Si je suis persuadé que quelqu'un me ment, je vais cligner des yeux plusieurs fois d'affilé sans pouvoir me contrôler.

****************

Loisirs :
Depuis toujours je crois, j'ai un gout prononcé pour l'art. La littérature a été ma première et ma plus grande passion, sans aucun doute. Les livres que je lisais le soir caché sous mes draps avaient un goût de liberté et d'interdit que je trouvais délicieux. En grandissant, je me suis aussi intéressé à la musique, au théâtre, et à la peinture. J'étais ce genre de personne que vous étiez sûr de trouver à un vernissage, un coupe de champagne à la main, à s'extasier devant un tableau quelconque. J'ai apprécié plus que personne je crois l'indépendance que m'a offert l'âge adulte, je me sentais comme l'un de ces esclaves affranchis. Je n'avais jamais aimé le monde dans lequel ma famille évolué, avec toutes ces convenances et ces règles, et je crois que s'ils n'avaient pas eu le même sang que moi, je les aurais haï. J'aime la tranquillité, rester assis dans un fauteuil à lire un livre d'Austen en écoutant du Chopin constitue pour moi le plaisir extrême. Mais assez paradoxalement, je rêve d'aventure, de vie, et j'envie les héros de mes livres. J'aime mon métier, et je déteste celui que je suis forcé de pratiquer maintenant. J'ai un goût prononcé pour le mystère, le secret, et je méprise ses gens qui mettent leur corps, leur vie ou leur âme à nue devant tout le monde, sous prétexte que la société actuelle le permet et l'encourage. A mes yeux, ce que l'on cache est un trésor qu'on est le seul à posséder.

********************

Vie professionnelle :
Enfant, je m'estimais heureux de ne pas être comme Richard. Étant l'aîné, sa destinée était toute tracée ; il se devrait de reprendre les affaires familiales, et de briller dans cette société où nous étions nés, et que personnellement, j’exécrais au plus haut point. Dans l'ombre de ce garçon qui était mon frère, je pouvais choisir la voie qui me plaisait le plus, sans être forcé de quoique ce soit.
Hors très jeune, j'ai manifesté un goût pour la littérature, et j'aimais apprendre des autres et leur enseigner en retour ce qu'on m'avait appris. Très naturellement, j'ai souhaité devenir professeur de littérature. Ce n'est pas un choix dans lequel on m'encouragea, mais j'étais depuis longtemps résolu à ne pas devenir comme ma famille, et je persévérais en ignorant totalement les remarques.
C'est un métier que j'ai pris plaisir à enseigner : j'aimais devoir me plonger dans mes livres pendant des heures, préparer des cours pour la fac, parler aux étudiants. Je me flatte souvent d'avoir été un bon professeur, à l'écoute, présent, prêt à bien des concessions pour ses élèves.
Mais à la mort de Richard, j'ai vite désenchanté. J'étais à mon tour destiné à prendre la place de quelqu'un, la sienne. Alors, je me suis plié aux règles de leur jeu, un jeu auquel je n'avais jamais demandé à jouer. Même si je déteste ça. Mon école me manque, mon amphithéâtre me manque, mes élèves me manquent, mes copies me manquent. Je me prends souvent à rêver de tout abandonner, de tout quitter, de retourner à Dublin et d'y revivre ma vie, celle que j'ai choisi.
Mais il y a ma famille, la mémoire de mon frère, et Mary. Alors je reste.
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MessageSujet: Re: Raphael Mer 29 Aoû - 12:56
(F) Heathcote ❞ La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
☞ Suzy Dawley est née et a grandi à Waterford, dans le quartier nord. Son père était alcoolique et sa mère s'est suicidée quand elle avait six ans. Placée en foyer, elle part vivre à Dublin. Elle ne parlera jamais à personne de son enfance ailleurs.
☞ Très jeune, elle gagne divers concours d'écriture et de poésie.
☞ Elle a été suivi par un psychologue à l'âge de huit ans pour avoir mis le feu à la voiture de l'un de ses tuteur qui parlaient de ne plus la garder.
☞ Elle se dirige très naturellement vers des études littéraires.
☞ Quand son premier petit ami la quitte, elle brûle son chat et le harcèle jusqu'à ce qu'il quitte Dublin.
☞ Après le départ précipité de Raphael qu'elle n'a plus revu, elle apprend la mort de son père biologique dans la fusillade de Waterford et décide de s'inscrire à l'université de Waterford l'année suivante et d'ici là de quitter la capitale et son université et de repartir dans sa ville natale, n'ayant plus d'attaches à Dublin, et venant d'hériter d'une petite maison dans le quartier nord.

***

Suzanne n'aime pas Raphael : elle l'adore. Elle le veut. Il doit être à elle.

Leur relation avait si bien commencé. A peine était elle rentrée dans l'amphithéâtre qu'ils avaient déjà conscience que l'autre était différent. Après avoir obtenu de lui des cours particuliers le premier semestre à peine commencé, elle réussissait à l'avoir tout entier et à entamer assez vite une relation sérieuse et stable avec lui. Seulement, déjà en février 2011 il parle de la quitter, et elle le rattrape avec ses larmes. Quand il met sa menace en exécution pendant l'été, elle est complètement détruite. Ne supportant plus de le croiser en cours sans obtenir de lui plus qu'une étudiante obtiendrait d'une bon professeur - voir peut-être d'un ami, elle met feu à son appartement, et l’accueille avec joie quand il vient trouver refuge chez elle. Seulement, elle a vite fait de désenchanter, car il repart en décembre, sans laisser d'adresse. Et elle a beau lui envoyer des mails ou l'appeler, ils ne répond pas.

Consumée de rage, elle élabore d'abord mille plans pour le tuer, puis, las, elle se souvient de sa douceur et lui pardonne un peu. A présent à Waterford, elle essaye d'enquêter pour savoir ce qu'il est devenu.

***

✘ Elle sait très bien jouer avec les apparences et la plupart des personnes ne voient en elle qu'une jeune femme charmante, drôle, douce, patiente et même fragile.
✘ Elle a un très grand talent pour l'écriture qui lui vaut l'admiration de beaucoup. Elle espère devenir écrivaine.
✘ Elle est en réalité une jeune femme lunatique, impulsive, violente, hypocrite, calculatrice, extrêmement possessive et pyromane.
✘ Elle ne supporte pas l'idée de l'abandon.

***

Merci de vous intéresser à ce scenario et d'en être arrivé là. Le premier prénom et le nom de Suzy ne sont pas négociables car cités dans ma fiche. Son avatar l'est, mais qu'en cas de véritable blocage : à mes yeux Bella est parfaite pour le rôle. L'histoire en elle même est assez libre, les points cités sont de simples idées : c'est ce qui me semblait le plus cohérent avec la nature de la jeune femme. Mais cela peut être discuté. Le caractère aussi, mais moins.
/!\ AVIS AUX BISOUNOURS ! Ce scenario n'est pas celui d'une jeune femme gentille et douce, c'est celui d'une malade dangereuse. Merci d'avance de tenir compte de ce fait.
Pour l'évolution du lien avec Raph. Pour l'instant ce qui est prévu, c'est qu'il soient tous deux à Waterford mais ne le savent pas. Pour la suite, je veux du sang, du feu, de la douleur, quelque chose de tordu, mais c'est à mettre au point à deux je pense.
Sinon, je ne demande pas d'activité particulière. Seulement, si vous prenez mon scenario, essayer de le garder plus d'une semaine.
Merci d'avance à qui qui le prendra. Je vous construirais un temple lapin et vous sacrifierais des morceaux de carottes !
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