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RPs Zara
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MessageSujet: Re: RPs Zara Sam 21 Juil - 19:35

Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c'est fatigant, pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications.


« Lisa ? »

Zara Olivia Blue poussa la porte de la chambre, mais une fois plus, personne ne répondit. Quelle heure était-il ? Quel jour étions-nous ? Elle l’ignorait. Elle ne savait plus rien. Ou si, juste une chose : elle était seule. Totalement seule. La brune détailla la pièce du regard. Cette chambre avait jadis été celle d’Olivia, il y avait encore ses dessins accrochés aux murs, et si on soulevait le grand tapin bleu, on pouvait voir les images qu’elle avait collées sur le parquet. Tout était resté tel quel. Lisa n’avait fait que dormir dans le grand lit, sans rien toucher d’autre : Mary aurait été furieuse si elle l’avait appris. Mais de toute façon, Mary n’était jamais venue dans cette pièce, plus depuis de nombreuses années. Zara avait deviné tout le ressentiment de sa tante pour sa jumelle, et elle savait qu’elle s’était toujours estimée trahie. Sa sœur lui avait préféré un moldu, un sale moldu. Parfois, la fillette avait ressenti quelque chose s’apparentant à de la compassion pour sa marraine, qui depuis le départ d’Olivia s’était retrouvée seule, et avait déguisé son chagrin en haine, en colère, en aigreur. Souvent, Lisa et elle s’étaient assises sur le tapis bleu, et avaient imaginé le temps ou les deux sœurs jouaient encore ensemble. Mais les jeux avaient cessé, Lisa ne rêvait plus assise en tailleur à côté d’elle, Mary n’était plus en colère. Non. La brune était seule. C’était étrange, même le spectre de sa tante ne venait plus hanter ses rêves. Elle aurait tout donné pour que ces deux yeux bleus et leur éclat quand le sortilège mortel les avaient fermés à jamais reviennent l’empêcher de dormir. Mais non. Il n’y avait que le néant. C’était pire que tout. Pouvoir se souvenir, simplement se souvenir, mais pas le revivre, et savoir qu’il n’y aurait plus jamais de suite à cette belle histoire. Non, c’était trop affreux. La jeune femme se laissa retomber sur le sol, cria un peu et pleura beaucoup.

Et maintenant ? Elle ne voyait plus pourquoi elle continuerait à se battre, pourquoi elle accepterait de vivre. Rien ne la retenait plus. Mais la Mort ne voulait toujours pas d’elle, elle restait silencieuse à toutes ses supplications. La vie continuait pour l’attrapeuse. Saleté. La jeune femme était contre le suicide, certainement à cause d’Olivia, et il ne restait donc plus qu’à maudire cette mauvaise étoile qui lui avait pris son père, sa mère, et maintenant Lisa, et à se résigner. Non ! C’était trop affreux ! Vivre sans Lisa, c’était vivre sans but, c’était être seule et nue face à l’adversité, c’était revoir cette petite fille, redevenir cette petite fille. Lisa était la gardienne de ses peurs, de ses cauchemars, elle était sa gardienne, mais maintenant qu’elle était morte, ils allaient revenir. D’abord, il la laissait avoir peur, toute seule dans les ténèbres, et finalement, cette enfant arriverait, et elle lui sourirait, comme elle avait souri à la pendue. Cette enfant insensible, ce monstre reprendrait le dessus, elle redeviendrait comme elle l’avait un jour été.


« Tu sais Zara, quand ils sont arrivés, quand il les ont… ils les ont… tués. J’ai cru qu’ils me tueraient aussi. Peut-être que cela aurait été mieux d’ailleurs. Ils m’ont fait mal, avec des sorts, avec leurs bâtons. Cette lumière… Je ne veux plus jamais la voir, je ne veux plus jamais entendre ce mot, plus jamais souffrir comme ça. J’ai eu si peur… »
Les mots de son amie résonnaient dans la tête de la petite fille, tandis qu’elle la peignait. La perfidie de Mary Blue n’avait donc aucune limite ? Apparemment. Lui offrir sa meilleure amie comme cadeau d’anniversaire ?! Mais à quoi s’attendait-elle ? La complicité des deux fillettes n’en étaient que décuplée. Toutes deux étaient à présent orphelines, toutes deux avaient vu les cadavres. Zara avait raconté à la blonde, et elle avait beaucoup pleuré, pleuré de sa réaction, mais Lisa avait chassé son malheur et sa culpabilité d’un seul regard, en lui souriant doucement. Elle n’était pas monstrueuse. Jamais. Et Lisa le lui prouverait. Alors, la brune avait promis, promis qu’elle ne serait plus jamais torturé, promis qu’elle la protégerait, promis qu’elle ferait tout en son pouvoir pour qu’un jour vienne où elle n’aurait plus à avoir peur.

Zara se précipita contre la grande bibliothèque, et les livres lui tombèrent dessus. C’était idiot, elle se punissait, Mary ne pouvait plus le faire pour elle, et elle l’avait mérité. Elle avait échoué, elle avait menti. Il l’avait torturé, elle avait eu peur, et elle était morte. Tout ça sans que Zara ait pu seulement réagir. Savoir qui il était. Si elle l’avait su d’ailleurs. Non ! Ce n’était pas le moment de songer à Andrew. Elle jeta un coup d’œil à son corps couvert de bleu et d’hématomes. La douleur physique était étrangement agréable, elle occupait son esprit, et l’empêchait de penser à celle de son cœur, l’empêchait de réfléchir à la perte qu’elle avait subie. Oh, ça ne durait pas longtemps, très vite, cela revenait, dès qu’elle retrouvait son équilibre, mais les quelques instants étaient magiques, merveilleux.

Il fallait que la situation s’arrête. Depuis combien de temps Zara était enfermée dans son grand Manoir, sans donner de nouvelles à personne ? Trop. Plusieurs jours, plusieurs semaines. Un mois peut-être ? Même en y réfléchissant intensément, ce qui n’était pas le cas, elle n’aurait pas été sûre. Mais elle avait trop longtemps déambulé dans ses couloirs, dans ses pièces, dans ces chambres vides en pleurant, en espérant qu’il se passerait quelque chose. Elle avait revu mentalement toutes les scènes qui avaient eu lieu ici, elle était retourné dans la cabane sous les roses, ses jambes couvertes de sang pouvaient en témoigner. Elle avait couru dans la bibliothèque, ressorti les jouets d’Olivia et Mary, les siens et ceux qu’elle avait offerts à Lisa. Elle avait mille fois maudit la création entière, et elle-même, et Andrew. Elle avait appelé la Mort, elle l’avait défiée. Mais rien ne s’était passé. Le silence et le néant s’entêtaient à être ses seuls compagnons, et tout se brouillait dans sa tête comme elle cherchait à s’enfuir de la prison dans laquelle il l’avait enfermée, la prison de son existence. Une pensée nette s’imposa à elle. Elle ne trouvait que le malheur dans ce Manoir, alors il fallait qu’elle le fuie. Mais pour aller où ? Qu’importe. Loin, là où il y aurait autre chose que le rien. Elle transplana.

Ce fut le spectre de Zara Blue qui franchit la porte du quartier général de l’Ordre du Phoenix, et pas Zara elle-même. A ce moment où elle semblait enfin s’être enfin résignée à vivre, la mort était présente dans chaque parcelle de son être. Elle s’assit à sa place habituelle, et tacha d’écouter la réunion qui avait lieu, puisque le hasard, ou peut-être le destin, avait voulu qu’elle arrive à son début. Mais c’était peine perdue. Elle n’avait rien à dire, et tout semblait dénué de sens, elle ne comprenait pas pourquoi ils s’agitaient tous autour d’elle. Qu’est-ce qui les poussaient à faire cela ? Au nom de quoi se battaient-ils, puisque de toute façon, cela faisait longtemps qu’ils avaient perdu. Leur restait-il encore un but ? Leur restait-il encore quelque chose ? Elle, elle s’était battue pour Lisa, elle s’était battue pour pouvoir vivre, et un jour tenir les promesses faîtes à la blonde, elle s’était battue pour qu’un jour elles puissent toutes les deux se tenir côte à côte, et rêver ensemble aux yeux de tous, comme elles l’avaient fait enfant. Mais maintenant ? Elle n’avait plus aucune raison de s’agiter comme eux. Elle regrettait d’être venue. Elle n’avait plus rien à faire ici. Elle n’avait plus rien à fait nulle part d’ailleurs.

Peu à peu, ils se calmèrent. Cela touchait à sa fin, ils quittaient la pièce, les uns après les autres. La brune ne bougeait pas. Elle ne voulait pas les croiser, pas leur parler. Pour leur dire quoi ? Elle n’était pas d’humeur à faire semblant, elle n’était pas d’humeur à se forcer. Et tout ce qu’elle voulait, c’est mourir. Pas parler, pas sourire, pas mentir, pas vivre. Juste mourir. Elle aurait tout donné pour échanger sa place avec Lisa. Ou pour qu’Andrew ne soit pas intervenu. S’il ne l’avait pas entrainé en arrière, si le voyant arriver, Lisa n’avait pas reculé, elle serait toujours là. Et Zara… Zara serait morte, mais Lisa vivrait, Lisa rirait, Lisa rêverait encore. La porte se referma un peu plus bruyamment que les fois précédentes et elle releva les yeux. Il n’y avait dans la pièce plus qu’une seule autre personne, à quelques places d’elle : Sirius Black. La jeune femme n’avait même pas remarqué qu’il était dans la pièce. Tout semblait si loin, ce moment dans sa tente… C’était un rêve lointain, oublié, ça ne faisait plus partie de la réalité. La paix intérieure qu’elle avait trouvée en se réveillant à ses côtés lui paraissait incroyable, irréelle même. Il se leva et s’approcha d’elle. L’attrapeuse savait à quel point elle avait mauvaise mine, mais elle n’était en aucun cas prête à écouter les recommandations de qui que ce soit, pire, elle ne voulait de la pitié et de la compassion de personne. Et c’est ce qu’elle avait lu sur leurs visages. A tous. Sauf lui. Non, lui, elle n’arrivait pas à lire en lui, tout comme elle n’arrivait pas à savoir ce qu’elle pensait de lui, ou ce qu’il était pour elle. L’évadé lui tendit la main, l’invitant à se relever, et sans réfléchir, elle la prit. La jeune femme se retrouva emprisonnée dans les bras de l’homme sans avoir réellement compris ce qui lui arrivait. Elle eut cette sensation étrange, cette chaleur qui la prenait toute entière, elle eut l’impression qu’il lui donnait sa force, et prit conscience de combien ce contact lui avait manqué, de combien elle était bien là, il la protégeait de tout, il la protégeait même, et surtout, d’elle-même. Mais son motif n’était pas le bon, et si c’était réconfortant, si elle pouvait oublier un moment qu’elle avait souhaité mourir, qu’elle l’avait souhaitait avec tout son être, toute son âme, il agissait poussé par quelque chose qu’elle ne voulait pas. Elle chercha donc à se soustraire à son étreinte, sans parvenir à lui échapper totalement. « Je ne veux pas de votre pitié. » Son ton était sec, son visage fermé. Mais ce qui se lisait dans ses yeux, c’était la détresse. Car si elle refusait de l’être à cause de sa pitié, elle ne voulait pas moins qu’il la sauve.
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MessageSujet: Re: RPs Zara Sam 21 Juil - 19:36
James Ppotter lui donna un coup de coude dans les hanches, lui désignant l'autre coté de la table. D'un mouvement de tête et lui glissa à voix basse. « c'est la tienne pas la mienne. » Sirius black tourna la tête et la vit. Zara Blue se tenait à l'autre bout de la table, le dos droit, le regard vide et semblait vouloir disparaître sur son siège. Des cernes violettes marquait son visage sans couleur. Dans ces temps difficile, elle n'était pas la seule à aborder un tel visage. Le fugitif n'allait certainement pas se préoccuper de chacun d'entre eux. S'occuper de lui était déjà bien difficile alors prendre en charge les millions de malheureux que faisait cette guerre, il ne pouvait pas. « la tienne. » sa protégée. Il n'avait pas collé d'étiquette à Zara, il n'avait pas décidé de ce qu'elle serait. Black l'avait laissé dans un coin de sa tête, vagabonder entre les cases familles, amis, inconnus, la vieille boite poussiéreuse des filles d'un soir et celle de l'ordre du phénix. Bref, il ne savait pas qu'elle place lui donner jusqu'à ce que James le fasse pour lui. Sa protégée. L'étiquette avait été donné en France. Les derniers arrivant se mirent en place, les raclements de chaise se turent. Quand le silence allait tomber, sans que personne soit là pour la réunion, Remus se redressa un peu et se racla la gorge pour entamer la soirée. La place vacante de Dumbeldor n'avait pas été comblée et créait une gêne palpable parmi les membres de l'ordre. Mondingus Fletcher en particulier paniquait ouvertement, ne faisant que augmenter le mal aise. Beaucoup aurait aimé qu'il se taise , mais toutes les remarques qu'on lui fit ne servirent à rien. À chaque fois qu'un nouveau point était soulevé, il se mettait à se plaindre, à dire que tout est impossible que Vous savez qui a gagné. Alors que sa complainte prenait de l'ampleur et que personne n'arrivait à le faire taire, sa voisine, un truc haut comme trois pommes lui mit son poing dans la figure avant de remettre les choses au point. Il y eut un blanc avant que les discutions ne reprènent de plus belle. Oui bien sur qu'on allait pas laisser tomber, même si on avait peur, même si l'absence de Dumbeldor était pesante, on allait continuer à résister. D'ailleurs tout membres présents étaient volontaires, on ne forçait personne ici. Au bout d'un moment, le brouhaha commença a retomber. Ce fut Moly qui pris les choses en mains en se levant énergiquement et annonçant que le repas serait servi dans la cuisine. Elle frappa dans ses mains et mit tout le monde dehors. Les sorciers quittèrent la salle par petits groupes en discutant entre eux. James et Remus se levèrent à leur tour et atteignirent la porte sans que leur ami ait bougé. Corne dur lui lança un regard assassin avant de claquer la porte. Sirius se demanda si c'était pour le défier de les rejoindre ou lui reprocher de rester ici, les abandonnant et s'occuper d'elle plutôt d'eux. Sûrement un peu les deux. Black se retourna vers l'unique personne qui restait dans la pièce. Zara, le regard dans le vide ne semblait même pas s'être aperçut de sa présence. Le fugitif se leva, repoussa sa chaise, contourna la table et vint se planter devant elle. La jeune femme releva la tête et lui offrit le spectacle ravagé de son visage. Sirius se demanda s'il n'était pas dans un état pire que la dernière fois. Il réussit à démêler dans ces yeux quelques émotion comme : tristesse, douleur s'entremêlaient pour détruire l'attrapeuse. Sans un mot Sirius l'invita à se relever. Ses mains étaient glacées. Sa protégée. James inventait vraiment n'importe quoi. Les protégés n'avaient pas à être blessés. Il se demanda si son ami lui avait donné la bonne étiquette. Black combla l'espace qui les séparait, l'attirant contre lui, l'enfermant dans ces bras. C'est tout ce qu'il avait à lui offrir, il n'avait que ça pour faire bouclier. Sa présence. Elle protesta, se dégageant avec peine. Mais Black ne la crut pas. Ses yeux démentaient son attitude. un demi sourire étira ses lèvres. « Vous ne l'avez pas. » Personne ne l'avait. Et personne ne l'aurait. Sa pitié faisait parti des chose qu'il avait laissé derrière lui, les oubliant à Azkaban. Zara avait autre chose, il ne voulait pas savoir exactement quoi, il savait juste que ça en valait la peine. L'homme passa une main dans les cheveux de sa protégée, comme il l'aurait fait avec Alix, Lily ou Hermione, comme il l'aurait fait avec ce qui considérait être sa famille. L'étonnement se peignit sur son visage. « Alors ça, qu'est ce que c'est ? » la question lui fit lever les yeux au ciel. Voilà qu'il devait fournir une réponse qu'il ne voulait pas savoir. Sirius lui répondit sur un ton rapide, mangeant un peu la dernière partie de ses mots. Ce n'était pas dans son habitude de mettre des mots sur ses motivations et il ne le faisait que lorsqu'il ne pouvait pas faire autrement. Ou qu'il décidait qu'il ne pouvait pas faire autrement. « c'est une manie de vouloir mettre un mot sur tout ? Aide, affection, j'en cherche d'autre ? » c'était dit presque en bougonnant. L'étonnement de l'attrapeuse n'en fut que plus grand. Elle répéta en écho « Affection ? » Qu'avait il d'étonnant ? Oui, affection, il en fallait bien un peu non ? Sinon il ne serait pas là planté au milieux d'une salle de réunion au lieu d'être avec ses amis. Alors oui. Affection. Mais... « Enlevez le de la liste s'il ne vous convient pas. c'est votre réponse » Il haussa les épaules, ce n'était pas lui qui avait demandé une justification. Sirius la sentit soupirer, hésiter et surtout trembler « Alors... Je... » Il ne la laissa pas continuer, la ramena contre lui, continuant toujours à jouer avec ses cheveux. Le fugitif marmonna qu'ils allaient le garder et voir plus tard. L'espionne ne dis plus rien pendant un moment. Puis un sanglot éclata la bulle de silence et d'autres suivirent. Elle lui trempa littéralement sa chemise. Puis après un hoquet, elle essaya de se reprendre. « Je suis désolée. Merci... Oh... Je me sens si bête... Désolée... Je... » Sirius ne répondit pas, il n'en eut pas le temps -de toute façon qu'aurait il put dire ?- Moly Weasley ouvrit la porte de la salle et passa sa tête dans l'ouverture. « Sirius, tu... » Si elle avait commencé sa phrase avec entrain, elle marqua une pose pinça les lèvres et termina. « tu reste manger n'est ce pas. » Le fugitif se tourna à demi vers elle gardant un bras autour de Zara qu'elle ne s'échappe pas si l'idée lui traversait l'esprit. Un sourire provocateur aux lèvres il se demanda quoi répondre. James et Remus allaient le tuer dans les deux cas. Soit parce qu'il répondait affirmativement et laisserait Zara seule, soit en déclinant l'invitation et abandonnant ces deux amis. Il regarda de nouveau Zara, se souvint de son air pendant le réunion et prit sa décision. « Non, nous n'allons pas rester. Je vais aller avertir James et Remus, merci Moly » Madame weasley pinça un peu plus les lèvres le toisa et tourna les talon. La main de black ébouriffa ses cheveux pendant qu'il soupirait. La jeune femme aux yeux rougit par les larmes, n'eut pas le temps de dire quoique se soit. « Prenez vos affaires. Je vous retrouve dans l'entrée dans cinq minutes. » Laisser Zara seule n'était peut être pas la meilleure chose à faire, mais Sirius black ne pouvait pas partir sans avertir Potter et Lupin. Il lui sembla voir Zara acquiescer et sortit d'un pas rapide retrouver ses amis.
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MessageSujet: Re: RPs Zara Sam 21 Juil - 19:36
Vivre. Pourquoi vivre ? Non, la question n’était pas la bonne. Cela faisait longtemps que Zara Olivia Blue avait cessé de vivre. Elle survivait. Mais pourquoi ? Au nom de quoi ? Elle n’avait plus rien. Plus rien d’autre que cette étreinte rassurante. Plus rien d’autre que sa pitié. Non ! C’était hors de question ! Elle ne voulait pas vivre sur la pitié de quelqu’un ! C’était bien trop affreux ! Ce n’était pas une raison. On ne pouvait pas vivre de cela. On vivait d’amour, on vivait d’espoir. Mais la pitié… Non ! Et elle l’avait vue ! Pas dans ses yeux à lui, elle ne savait pas lire en lui, il était un mystère pour elle, un mystère rassurant et agréable, mais un mystère quand même ; mais dans les yeux des autres. Et cela coulait sur elle, c’était une sorte de limace qui glissait sur son visage trop pâle, et qui laissait sa bave, ses marques sur son âme. C’était affreux, obscène. Elle n’en voulait pas. Et surtout pas venant de lui. Il devait la sauver lui, pas la détruire encore plus.

Elle ne l’avait pas. C’était simple, dit comme ça. Elle ne l’avait pas. Ce que Zara aurait voulu le croire, le croire sur parole ! Mais il y avait leurs yeux qui étincelaient en elle, leurs regards quand elle s’était assise avec eux au début de la réunion. Pourquoi Sirius Black aurait-il été différent ? « Alors ça, qu’est-ce que c’est ? » Elle sentit la main de l’évadé glisser dans sa chevelure pendant qu’elle parlait, et ce contact la rassura un peu. Lisa caressait souvent ses cheveux la nuit, quand l’image de la pendue revenait hanter Zara, et qu’elle ne pouvait pas dormir. Elle se souvenait de ces soirées entières passées le visage sur les genoux de la blonde, à l’écouter chanter. Elle la sauvait toujours. Et Sirus… Sirius la sauverait aussi… La voix de Black répondit enfin, agacée peut-être. Mais la jeune femme ne prêta aucune attention au ton de l’homme. Son esprit s’arrêta sur ses mots, sur l’un d’eux. « Affection ? » C’était un mot, un simple mot, mais qui avait sur elle un effet singulier. Comme si des milliers des choses éclataient en même temps en elle. Il avait de l’affection pour elle… Et il le disait comme… Comme…

Une fois de plus, comme après ce baiser qu’il lui avait donné, il y avait peut-être un siècle dans sa tente, Zara se sentit transportée loin, très loin de là où elle était déjà. Elle était dans sa chambre au Manoir Blue. Le décor avait changé, tout était bleu et argent. Et Andrew, Andrew était là, devant elle. Il était en colère. Elle l’était aussi. Il lui avait dit, il lui avait affirmé qu’il n’avait pas pitié d’elle. La courtoisie. C’était sa réponse, sa raison à lui. La courtoisie d’Andrew Brown contre l’affection de Sirius Black. Zara était encore assez folle pour préférer la première solution. Parce que quelque chose d’autre suivait cette phrase. Quelque chose qui avait eu le même effet que cette idée d’affection dans la bouche de Sirius Black, mais en mille fois amplifiée. « Au nom de l’amour que j’ai pour vous… »
Une phrase, une simple phrase. Un morceau de rêve.

L’attrapeuse se força à reprendre pied dans la réalité. Tremblante, elle dévisagea Sirius Black, cherchant à se rappeler ce qu’il avait pu dire pour la mettre dans un tel état. Ah si, affection. Il avait de l’affection pour elle. Mais elle ? Qu’avait-elle pour lui ? Qu’était-il pour elle ? Elle n’en savait toujours rien. Mais elle était profondément touchée, émue par ce mot, cette idée qu’il avait énoncée. « Alors… Je… »

Il la prit à nouveau contre lui, et elle se laissa toute entière enveloppée par cette chaleur merveilleuse, cette force qu’il avait le pouvoir de lui offrir. Tant que cette étreinte rassurante durerait, il lui semblait qu’elle garderait les idées claires, que tout serait simple, limpide. Qu’elle pouvait penser, et que ses peurs, ses angoisses ne viendraient pas tout emmêler, elles n’oseraient jamais approcher de ce géant, de ce demi-dieu qui la protégeait en la tenant si fort contre lui. La brune laissa donc son esprit vagabonder, elle osa se dire ces vérités qu’elle avait fuies dès l’instant qu’Andrew Brown avait transplané. Et le constat était navrant. Lisa Brenda Soho était morte. Elle ne reviendrait jamais. Andrew Dave Brown, qui l’aimait, et qu’elle aimait aussi avec chaque fibre de son être, avait torturée son amie, et en la sauvant elle, il l’avait condamnée. Mais tout était sa faute. C’était elle qui avait arrêté Lisa sur cette route, elle qui était bêtement tombée amoureuse d’un mangemort, elle qui n’avait pas su la protéger, elle encore qui avait failli à ses promesses. Ces idées, jusque-là embrouillées, floues, mêlées à des craintes, étaient de véritables coups de poignards qu’elle s’infligeait à elle-même. Une torture pure et simple. C’était si douloureux, si triste, si atroce…

Des sanglots avaient éclatés dans le silence, suivis par d’autres, et d’autres encore. Elle n’arrivait plus à s’arrêter. Elle restait blottie contre son ami, qui la protégerait de tout, qui la protégerait d’elle-même et qui la sauverait. C’était une certitude, même si elle ne savait pas elle-même comment il pourrait faire. Elle se sentait oppressée, comprimée, condamnée par sa propre existence. Tout était brisé en elle, tout était détruit, mais il y arriverait, il ferait un miracle, cette merveilleuse sensation qui l’enivrait toute entière l’en assurait. Il fallait simplement qu’elle reste avec lui, et tout se passerait bien. Certes, son esprit n’avait pas oublié, la désillusion quand il avait disparu la dernière fois, et tout ce qui était revenu le hanter malgré cette rencontre, mais il se souvenait aussi qu’il avait été soulagé un moment par cette présence, et que même après, la jeune femme avait un peu (pas beaucoup certes, mais c’était déjà ça de pris) mieux réussi à se battre contre ses fantômes, ses démons. Il se passerait sans doute la même chose, mais il souhaitait qu’elle reste avec lui, qu’elle reste le plus longtemps possible, qu’elle retarde l’échéance. Pour un moment au moins, tout pourrait être simple, calme. Et le fugitif la sauverait, la protégerait, la soulagerait. Il le faisait déjà.

Après un moment, la jeune femme qui semblait temporairement être redevenue une petite fille réussit à se calmer. Elle eut un hoquet, morte de honte de s’être laissée aller ainsi, mais plus sereine d’une certaine façon. « Je suis désolée. Merci... Oh... Je me sens si bête... Désolée... Je... » Elle ne continua pas, lui ne trouva rien à répartir. Molly Weasley apparu, elle parla, mais une fois encore, comme lors de la réunion, les mots prononcés ne semblaient n’avoir aucun sens. Il sembla à Zara que dès que l’on ressortait de cette bulle protectrice que Sirius avait fait autour d’elle, on devenait flou, vague. Elle s’agrippa quand même un peu, sans même sans rendre compte, à l’ancien Gryffondor ; elle ne voulait pas qu’il s’en aille, et il lui semblait que cette femme était là pour l’éloigner d’elle, lui retirer son équilibre, sa raison, son sauveur. Elle écouta Sirius, sans bouger, à peine rassurée par ses paroles. Cependant, elle lui obéit docilement, et le laissa partir pour aller rejoindre l’entrée d’un pas lent, et peu enthousiaste.

Le 12 Square Grimmaud était un lieu sombre, le genre qui fait de hérisser le poil des plus vaillants. Et Zara Olivia Blue était une Serpentarde : elle brillait par sa ruse et son ambition, pas par sa bravoure. Sans être dénuée de courage pour autant, elle n’en avait que ce qu’il fallait. Cet endroit donc la faisait tremblée tout entière, surtout dans le genre d’état d’esprit qu’elle était. Son imagination lui jouait des tours, et rendait l’espace plus lugubre que jamais. Elle maudit Sirius de l’avoir laissé seule, en contemplant en silence la porte qui donnait à l’extérieur. Et ce qui devait arriver arriva.

Le seul avantage qu’elle avait tiré de son mal être ces dernières semaines, c’est qu’il était trop profond pour laisser de la place à ses peurs. Mais à présent, d’une façon peut-être temporaire, elle était apaisée, elle était calme, et tout était clair. L’occasion parfaite pour ses fantômes…

Elle était là. Cette enfant insensible que Lisa avait chassé, mais qui Lisa morte allait pouvoir revenir à loisir. Elle était là, juste devant la porte. Elle la regardait en souriant. L’attrapeuse gémit et recula jusqu’au mur sans que l’hallucination ne bouge. Elle cria presque, et s’écroula sur le sol, glissa lentement vers le coin et y demeura, la tête dans les mains, sans oser relever les yeux de peur de croiser encore ce regard brun chaud. Elle n’entendit même pas les pas de Sirius Black, et ne prit conscience de sa présence que quand il la releva pour la conduire dehors. Elle garda les yeux fermés malgré tout, mais se laissa docilement amener, confiante.

Ils avaient transplané. Elle sentait le soleil plus chaud que jamais sur sa peau blanche. Il y avait quelque chose de salé dans l’air. Et ce bruit, cette musique… Combien de fois en avait-elle rêvé ? Le son… Le son des vagues ! Elle ouvrit les yeux, et resta muette de surprise. Sirius l’avait emmenée à la mer ! C’était une crique magnifique de sable blanc et fin, entourée de falaises recouvertes de végétations. La jeune femme n’en croyait pas ses yeux. C’était paradisiaque. Elle avait rêvé d’un tel endroit toute sa vie, elle avait toujours promis à Lisa qu’elles iraient ensemble… Et elle y était ! « Sirius… Où sommes-nous ? » Elle clignait des yeux en détaillant le décor dans lequel il l’avait plongée. Loin. Loin ?! Évidemment. Pourquoi avait-elle seulement posé la question ? Son regard retourna vers l’océan, et son visage s’éclaira imperceptiblement. Un véritable rêve de gosse, là, à portée de main. C’était à se demander si c’était réel… « Sirius ? Vous croyez que... Je... Je peux ? » C’était idiot, peut-être, de demander l’autorisation. Mais elle n’osait pas, elle était de nouveau une toute petite fille, et elle se sentait appartenir à cet homme, elle lui devait obéissance, comme s’il eut été son père. « Quoi ? Aller voir la mer ? On est là pour ça. » Un sourire se dessina sur les lèvres de Black , elle se souvint qu’il avait dit presque la même chose quand elle lui avait demandé à manger, sous la tente et un premier sourire répondit à celui de Sirius en éclairant plus encore le visage de l’attrapeuse. Elle ne se le fit pas répéter.

Zara n’avait jamais vu la mer. Elle l’avait imaginée. Elle l’avait entendue, une fois, chez Harmony, mais elle n’avait pas pu sortir, parce qu’elle était pressée et qu’il pleuvait beaucoup, peut-être aussi parce qu’à cette époque elle nourrissait l’espoir de la découvrir avec Lisa. Au lieu de cela, elle la découvrait avec Black. La brune s’approcha lentement du bord de l’eau, et regarda un moment les vague se briser, l’écume, et l’eau avancer sur le sable fin sans oser s’approcher. Finalement, elle ôta ses chaussures et s’approcha lentement de l’eau qui s’était retirée un peu plus loin qu’à l’habitude. Elle avança sur le sable mouillé, et fut surprise par une vague qui l’éclaboussa toute entière. Elle rit, et il lui sembla qu’en se retirant, la mer fit un peu plus de bruit que juste avant, comme pour rire avec elle. Elle se retourna, Sirius n’avait pas bougé. Il la regardait, immobile. Elle soupira, sans retourner vers lui encore. Qu’était donc cet homme ? Que ressentait-elle pour lui ? C’était impossible ! Zara avait besoin de Sirius ! Il la rassurait comme l’aurait fait un ami, un frère même, elle lui était soumise comme s’il était son père, et en même temps, alors qu’elle le regardait ainsi, c’était d’autres souvenirs à ces côtés, agréables aussi, mais différents qui lui revenaient en tête. Ses baisers, ses caresses… Elle n’arrivait plus à faire le tri. Qu’était donc Sirius Black à la fin ? Mais, cela avait-il une réelle importance ? Voulait-elle vraiment mettre un mot sur ceci, à l’instant même ? Cela ne pouvait pas attendre ?! Si ! Si, bien sûr ! Elle s’avança vers lui d’un pas guilleret, plus souriante que jamais. Elle sentit ses mains qui glissaient sur elle pour lui enlever sa robe, et ne réagit même pas. Elle enfila cependant sa chemise avec un petit sourire en coin, et posa ses mains sur ses hanches, en lui faisant face, cherchant peut-être à imiter ce sourire provocateur qui chez lui était naturel. La jeune femme jubila intérieurement quand Black posa ses lèvres sur les siennes pour l’embrasser. Non, elle ne voulait pas savoir. Pas encore. Pour l’instant, elle voulait juste profiter ce qu’il lui avait donné, qu’il lui donnait encore, et qu’il pourrait lui donner par la suite…
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