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What more could your love do for me ?
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Date d'inscription : 02/06/2010
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MessageSujet: What more could your love do for me ? Jeu 6 Oct - 20:42
Andrew D. Brown & Zara O. Blue
What more could your love do for me ?
Cet océan de passion qui déferle dans mes veines ; qui cause ma déraison, ma déroute et ma déveine...



Zara Olivia Blue jeta un dernier coup d’œil dans le miroir, et maudit le reflet qu’il lui renvoya. La jeune femme était parfaite. Ses cheveux bruns en bataille, et pourtant si bien mis qu’on devinait qu’elle y avait passé beaucoup de temps, son teint clair, illuminé par un sourire parfait qui refusait de la quitter, ses yeux aux reflets dorés pétillants lui donnaient l’allure d’une reine. Pour ne rien arranger, elle portait une robe bleue nuit, assez décolletée, sans pour autant être vulgaire, qui mettait en avant sa silhouette mince, ses formes fines et délicates, et qui laissait voir ses genoux, et qui fendue sur le côté, offrait le spectacle des cuisses musclées de l’attrapeuse. Parfaite, il n’y avait pas d’autres mots. Et si elle avait avec le plus grand soin fait en sorte de l’être, à présent, elle le regrettait amèrement. Pourquoi s’était-elle apprêtée ainsi ? Pour qui ? Pas pour lui en tout cas ! Il eut été idiot de croire qu’elle pourrait encore désirer lui plaire. Non, non… Idiot ! Impossible ! Improbable…

Alors pourquoi ses yeux brillaient-ils ainsi ? Pourquoi son cœur frappait-il ainsi dans sa poitrine ? Pourquoi ? Elle avait cherché à se convaincre elle-même des mots qu’elle avait envoyés à Andrew Brown. Elle avait bien cherché à se faire croire que cette soirée avait été désagréable à cause de lui. Mais en vain. Ses lèvres, son étreinte, son aveu hantaient encore ses jours et ses nuits. Sirius avait calmé sa peur, sa culpabilité, mais en aucun cas il n’avait soigné son amour. Son amour… Non ! Non ! Quelle niaise elle faisait ! Elle n’aimait pas Andrew Brown ! Elle le maudissait ! Elle le détestait ! Il n’était pour elle qu’un mangemort particulièrement désagréable qu’elle ne rencontrait que sur la demande de Yolanda Yeabow, pour mieux remplir sa tâche d’espionne, et aider l’Ordre. Mais elle n’y prendrait aucun plaisir ! Elle ne ressentirait aucune joie à être en sa présence, à lui parler, et à plonger ses yeux dans ce merveilleux regard azur qui l’envoutait complètement… Non ! Elle secoua la tête, et l’une de ses mèches glissa en avant. Avec précaution, elle la ramena à sa place, se mordant la lèvre et maugréant tout bas. Elle n’était qu’une fantastique sotte ! Voilà tout ! Elle jeta un coup d’œil autour d’elle, mais il n’y avait dans le salon que le miroir ancré au mur, le bar et la chaise qu’elle n’avait pas encore eu le courage de toucher.

Zara avait depuis peu élu domicile (officieusement bien sûr, personne d’autre que Sirius Black n’était au courant) au Pavillon Rainbow qui l’avait vue grandir. Elle avait en quelques semaines tout réaménagé, tout repeint, tout réparé, ce qui lui avait permis de ne plus penser à rien d’autre. En peu de temps, les différentes chambres, salles de jeux, la cuisine, le grenier, le sous-sol, le jardin, tout avait été remis à neuf, comme dans ses souvenirs d’enfance. Ou non, c’était mieux encore. Car Zara ne se souvenait pas de la moitié des pièces, elle ne se rappelait pas l’immensité du jardin. Elle revoyait l’univers dans lequel elle avait vu le jour, et où elle s’était construite, et elle en éprouvait une joie immense. Mais ce salon, elle n’avait pas réussi à le toucher. Car c’était le lieu qui l’avait détruite, qui l’avait condamnée. Elle fermait ses paupières, et elle pouvait revoir l’affreuse scène qui s’était jouée ici douze ans plus tôt. Alors elle gardait les yeux bien ouverts, et elle quittait vite la pièce qu’elle n’avait plus rien à y faire.

Et c’était le cas. Elle adressa un dernier regard blasé au miroir, en colère contre elle-même, mais refusant tout net d’apparaitre autrement au Manoir Brown. Elle transplana. Il était tard, elle n’était pas en avance. Ca n’avait pas d’importance. Elle était là. Malheureusement, elle y était arrivée. Elle regarda la porte du Manoir qui, à l’image de toutes les autres habitations de cette partie du quartier sorcier à Londres, paraissait particulièrement inhospitalier. En se souvenant de où elle venait, des couleurs pastels qui ornaient la devanture du Pavillon Rainbow, et en détaillant son lieu de rendez-vous, la mort d’Olivia lui revint en mémoire. Et elle crut qu’elle était toujours enfant, et qu’elle devait se rendre chez sa tante pour y vivre. Elle frémit, connaissant le malheur, le désespoir et la douleur qui l’attendait si elle frappait à cette grande porte sombre. Non ! C’était différent. Certes, elle n’aurait jamais le bonheur ici, il ne fallait pas qu’elle l’attende, il ne fallait plus qu’elle l’espère, cet homme n’était pas pour elle. Mais ce que Mary lui avait fait… Il n’oserait pas. Forte de cette conviction, elle frappa.

C’était étrange. De se trouver devant chez lui. Si proche de lui, et en même temps si lointaine. C’était étrange de se dire qu’elle allait devoir passer une soirée entière à ses côtés, et une autre encore… Mais que ce ne serait pas pour ce que son cœur avait au départ demandé. Néanmoins, elle le sentait battre trop fort en elle. Car à présent qu’il ne saignait plus, que Sirius l’avait réparé, il ne pouvait plus haïr. Mais l’âme de Zara s’en chargeait. Elle se chargeait aussi de faire payer à la jeune fille sa bêtise, son entêtement, son amour impossible, et pourtant si puissant. Elle lui avait arraché des sanglots, des larmes et des cris certaines nuits, en faisant apparaitre tour à tour le visage de cet homme maudit et de cette amie tant aimée ; elle lui en arracherait encore.

Un elfe de maison lui ouvrit. Tout à fait ordinaire, sauf que sa tenue semblait un peu plus propre, et que le foulard bleu et brun autour de son cou témoignait de sa liberté. Zara écarquilla les yeux. D’abord, elle n’aurait jamais cru qu’un sang pur comme Brown puisse accepter à son service un elfe libre, mais surtout, elle reconnaissait ce foulard. « Brownie ! » L’elfe qui jusque-là avait gardé la tête baissée, en signe de soumission et de politesse, se redressa vivement et détailla de son regard vif la jeune femme qui lui faisait face. Il ne lui fallut pas longtemps pour la reconnaitre à son tour, et elle émit un couinement aiguë, en prenant les mains de Zara et en l’entrainant à l’intérieur du couloir. « Mademoiselle Zara ! » Elles se sourirent toutes deux, se détaillant. L’elfe était exactement comme dans ses souvenirs, mais Zara avait beaucoup changé elle. L’enfant était devenue une femme superbe. Brownie couina encore de contentement en la faisant tourner sur elle-même. « Comme vous avez changé Mademoiselle ! Comme vous êtes belle ! Plus que votre mère ! Jamais je n’aurais cru vous revoir ! Oh je suis tellement heureuse Mademoiselle ! » La jeune Blue sourit, et se laissa faire. Après le Pavillon, elle retrouvait celle qui l’avait élevée. Elle ne s’y serait jamais attendue. La jeune femme allait répondre quand un raclement de gorge attira son attention. Elle redressa les yeux.

Andrew Brown se tenait à quelques mètres d’elle. Depuis combien de temps était-il là ? Avait-il assisté à ses étranges retrouvailles ? Zara l’ignorait. Et elle ne voulait pas savoir. Elle se sentait mourir par sa seule présence, sous son seul regard. Son être entier brûlait et se déchirait, partagée qu’elle était entre un amour ardent et une haine féroce. Elle tenta de rester calme, en vain. Mais il ne l’était pas plus qu’elle. Ce visage exquis habituellement impassible trahissait sa surprise, et trahissait d’autres sentiments encore, que l’âme de Zara rendaient cruels à pour cœur. Ces yeux captivants étaient ronds de surprise, sans que l’attrapeuse ne comprenne à quoi il songeait exactement. Elle se redressa, et inclina poliment la tête. Il en fit de même, et sa merveilleuse figure avait retrouvé son calme quand leurs yeux se croisèrent à nouveau. Elle sentit son estomac se serrer, mais chercha tant bien que mal à se faire de marbre à l’image de son hôte. Brownie, qui avait baissé elle aussi la tête, en signe de respect - et qui par ce geste montrait à Zara l’étendue de l’amour qui l’unissait à son nouveau maître, chose que la fille d’Olivia ne comprenait pas vraiment - lui prit le bras et le tira un peu, souriant à cette enfant qui était capable d’interpréter le moindre de ces signes. La brune rougit, voyant bien que la petite chose frêle avait déjà compris ; cependant la voix du médicomage ne trahissait rien quand il la salua. La jeune femme prit sur elle, et fit un effort insensé pour garder son calme et répondre de façon aussi neutre que polie, puis elle marqua une courte pause, et reprit doucement. « Veuillez m'excuser pour mon retard. » Elle capta son irritation et fronça les sourcils, écoutant à peine la réponse qu’il lui donnait.

Cet homme… Cet homme qu’elle aimait tant… Pourquoi était-il ainsi ? Comment pouvait-il l’être puisqu’il avait touché son cœur comme personne encore ? Zara se serait damnée pour l’un de ses sourires, mais à ses efforts de politesse répondait l’agacement de son interlocuteur. Elle se sentait d’autant plus blessée qu’elle avait mille et une raison de le haïr, et que pendant quelques secondes, avec Brownie accrochée à son bras, elle s’était permis de rêver. Elle ne devait pas. Cet homme ne méritait que sa haine ! Et puis d’ailleurs, cet homme était à une autre. Elle se rappela avec exaspération sa dernière entrevue avec sa correspondante française, et reprit d’une voix froide et un petit plus aigüe qu’à l’habitude. « J'ai appris pour vous et Mademoiselle Gauthier. Félicitations. »
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MessageSujet: Re: What more could your love do for me ? Mar 25 Oct - 18:35
Why live life from dream to dream, and dread the day when dreaming ends ?
Mon péché, mon obsession, désir fou qui me tourmente, qui me tourne en dérision,qui me déchire et me hante...
C'est plein de disputes un bonheur.


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